Merci à Christian Giraud, professeur de Physique-Chimie, à Jérôme Rabaud, professeur d’éducation musicale, et à Chloé, Constance & Chloé, élèves au collège André Maurois de Limoges pour leur concours.
Un atelier vidéo au collège Maurois de Limoges ?
Pourquoi ?
Comment ?
Jérôme Rabaud : le club… c’est un atelier, un club ou on l’appelle un peu de différente façon, mais c’est une façon en fait d’inviter les enfants à venir participer à une activité.
Christian Giraud : on essaye de favoriser le travail en équipe et on est obligé puisqu’on n’a pas 50 caméras, …il va falloir travailler sur le même sujet et aussi avec des adultes, parce que là les professeurs et les animateurs travaillent et sont au même niveau que les élèves, donc il faut que tout le monde arrive à vivre ensemble et il faut au bout de quelques mois qu’il y ait un produit qui sorte.
Constance : c’était sur le décor de la porcelaine. On avait choisi que ce soit des tasses elles-mêmes qui racontent leur histoire. Chloé qui s’occupait de la caméra. Une autre qui s’occupait plus du son. Moi je m’occupais de faire les visage des tasses pour qu’elles aient des expressions… on faisait chacun ou chacune un truc…
Christian Giraud : on essaye tout d’abord de les faire travailler en photographie noir et blanc pour leur donner une première approche de l’image. Alors ils se rendent compte qu’une image ne se constitue pas de n’importe quelle façon et qu’il y a peut-être des règles à respecter.
Jérôme Rabaud : ils sont amenés à comprendre ce qu’est une photo, voir comment elle est cadrée, essayer de voir la composition d’une image d’un cadrage.
Constance : souvent on voit bien la différence entre ce qui a été filmé en vrai et ce qui a été fait par ordinateur.
Christian Giraud : le but justement de ces ateliers c’est de développer cet esprit critique pour voir qu’on peut tout faire avec des médias, ils s’en rendent compte lorsqu’ils réalisent leurs vidéos, qu’ils peuvent mentir et faire passer des messages qui seraient même dangereux à la limite.
Constance : on écoute plus la musique ou on regarde plus les images que la pub elle-même en fait.
Thierry Pouzaud : pourquoi ils mettent des musiques qui sont bien ?
Constance : pour nous attirer, quand on zappe on entend une musique qui est bien on reste sur cette chaîne là.
Jérôme Rabaud : l’outil vidéo est un plaisir mais ça reste un outil, un moyen de communiquer, de partager, de faire découvrir.
Christian Giraud : l’intérêt de notre atelier c’est que nous avons abordés différents thèmes qui couvrent les différents programmes de la 5ème à la 3ème. Ils sont obligés de poser des questions, ils se rendent compte qu’il y a encore beaucoup à apprendre sur le plan scientifique et technique. Avec la vidéo, ils vont être obligés de travailler sur image, ils vont être obligés de travailler ensuite sur le texte, et c’est un excellent travail justement qui permet d’utiliser le français, et ils vont être obligés aussi de travailler sur la musique pour faire par exemple un fond sonore ce qu’ils adorent d’ailleurs.
Jérôme Rabaud : le reportage du développement durable à travers l’exemple de la fabrication du papier on a très bien remarqué que les enfants les premiers mais aussi les adultes, les parents, toutes les personnes qui étaient amenés à voir le reportage en fait, avaient beaucoup de préjugés et c’était l’occasion de balayer quelques préjugés sur la fabrication du papier. C’est vrai qu’il y a de grosses vertus pédagogiques et c’est l’objectif un travail réalisé par des élèves à destination des élèves, il est très bien perçu par ceux qui le regardent : c’est tout bénéfice.